De l usage des transports publics

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Cambodge - Battambang
de Lauriane, le 03-01-2007

De l usage des transports publics

S il y a bien une constante dans notre voyage c est la capacite qu ont eu les trajets a durer... A bien y reflechir, on a essaye le velo, le velo electrique, la moto,le becak, l elephant, la voiture-taxi, la voiture Jimmy Suzuki, le pick up, le camion, le minibus, le bemo (minibus public), le grand bus public, le bus VIP pour blancs, le bateau (de la pirogue au ferry), l avion. Je crois que le compte y est. Souvent le trajet en soi etait deja exotique : les bus publics n ont pas d equivalent si l on veut rencontrer, de pres, du monde local, pour pas cher. Ca bourlingue, ca sent toujours meme si ce n est pas toujours definissable, on y creve de chaud, on se demande toujours si on va arriver (vivant) a destination, on est envahi dans le meilleur des cas de bebes ou de legumes, dans le pire, de poules hyperactives. Mais chaque trajet donne l envie irresistible de prendre tout en photo, de filmer chaque petite minute, chaque regard, chaque rire. Parce que dans les bus locaux, sous l effet de la chaleur ou des betel nut, les rires fusent. Surtout si on y met un peu du sien et qu on se rend un peu ridicules. Un touriste empote est une mine d or pour les legendes du coin.
En regardant bien sur la carte du guide, on se rassure : 150 km c est pas enorme, alors ca se fera bien en 2 ou 3 heures si on compte les arrets et l etat du bus.
Maudits idealistes! Meme a quelques jours de la fin de notre voyage on se laisse surprendre par une route Siem Reap-Battambang (171km) qui tient plus de la piste africaine que de l asphalte. Chaque camion que l on croise est un supplice pour notre fin nez d Occidental, pourtant soumis a rude epreuve ces temps ci. C est a qui se jettera le plus vite sur le foulard pour se proteger de la poussiere ocre et opaque qui poursuit le camion (a voir en image). L etancheite de notre bus n est pas tout a fait fiable. On a meme du mal a apercevoir le conducteur, la bas, au fond du bus, derriere le nuage...
D autant que la route n est pas seulement terreuse, elle est parsemee de petits rochers qui font valdinguer notre pauvre estomac. Les bebes, 2 mois au plus, tentent quelques gemissements, sans plus.
Les cabanes au bord du chemin ont l air bien peu solides et on se demande vraiment a quoi peut ressembler la vie des gamins qui en sortent... Sur le bas cote, ils plongent les mains dans un etang douteux qui me ferait attrapper le palu si seulement je sortais du bus...
On arrive de temps en temps a un village poussiereux, forcement, ou les gars essaient ca et la de laver leur voiture a grande eau avant de reprendre la piste... Juste a cote de la belle voiture, une charette a chevaux, quand elle n est pas tiree par le paysan, ou la paysanne.

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